-  Mardi 07 Avril 2020

Restaurant népalais Sagarmatha et son histoire

 -  Camille Stouls

SAGARMATHA, le premier restaurant népalais en France

Visité le 10 Janvier 2006

2 Rue Francois Mouthon
75015 Paris

www.sagarmatha-paris.com
restaurant@sagarmatha-paris.com

Pour réserver veuillez téléphoner au 01 45 30 53 63

Ouvert tous les jours excepté les dimanche et lundi midi. Congés annuels au mois d’Août.

Horaires du restaurant : de 12h à 14h30 et de 19h à 23h.
Capacité : 60 couverts
Possibilité de repas de groupes, réunions, organisation d’évènements associatifs.
Salles fumeurs/non fumeurs.

 Vente à emporter (-10%) et livraisons dans le quartier en 30 minutes.
Paiement possible en carte bleue, chèque, espèces ou tickets restaurants.
Spécialités népalaises, indiennes et tibétaines.

 Le Restaurant Sagarmattha a fondé sa réputation grâce à l’excellente cuisine népalaise qu’il est le premier en France. En effet, depuis 1999, il est possible de déguster un véritable dal bhat (plat népalais traditionnel composé d’une soupe de lentilles, de riz, de curry de légumes et/ou de viande), ou encore d’apprécier les saveurs épicées d’un plat d’aloo chop (beignets de pommes de terres épicés).

 A peine sommes nous arrivés qu’une jeune serveuse vêtue d’une magnifique robe tibétaine nous propose un cocktail maison aux saveurs de mangue et de coco, nous préparant ainsi a cet éminent voyage gustatif.

Pendant que nous contemplons la carte, en faisant craquer quelques papad au cumin sous nos dents, nous nous entretenons avec Sukh Tamang, à l’origine de ce restaurant.

 Sukh est originaire de Dadhing, un petit village situé à l’Ouest du Népal, sur la route de Thangkot. C’est un habitué des voyages puisque dès l’âge de six ans, il traverse la frontière indo-népalaise pour aller faire ses études à New Delhi.

 Arrivé en 1990 en France, il rencontre sa femme cinq en plus tard sur le sol français (népalaise elle aussi mais d’origine tibétaine). En 1985, il a alors quinze ans, il est embauché par l’ambassade d’Egypte pour y remplacer son père qui y travaillait en tant qu’organisateur. Six mois plus tard, il trouve un poste d’aide cuisinier à l’ambassade de France. C’est durant ces trois années à l’ambassade qu’il découvre peu à peu la culture française et bien sûr la cuisine !

Il commence alors à rêver à la France et entreprend d’y rejoindre sa famille (un frère et un oncle), qui s’y sont installés au début des années 80. Son service à l’ambassade facilite obtention de son visa étudiant en 1990. 

Les débuts du ‘Toit du Monde’ : Objectif Aller plus haut

 C’est en travaillant comme serveur au Taj Mahal, un restaurant indien situé dans le quinzième arrondissement qu’il se familiarise avec le milieu de la restauration. Quelques mois après son arrivé, le patron du Taj Mahal  décide de vendre son affaire, Sukh saute alors sur l’occasion et s’associe avec sa femme et sa cousine pour racheter le restaurant.

 Comme l’on s’en doute, la première année est laborieuse, Sukh et ses associés ne change ni décor, ni carte afin de ne pas bousculer les habitués. Même le  chef Bengali de l’époque est encore aux fourneaux. Sukh découvre que l’affaire n’en est que partiellement une puisque il se retrouve avec 300 000 francs de dettes ! Après une année de travail intensif, le Taj Mahal remonte la pente et se lance : le Sagarmatha ouvre alors ses portes avec une nouvelles carte, une nouvelle décoration et un nouveau cuisinier.

 Et pourquoi le Sagarmatta ; Sukh nous explique que c’est ainsi que les népalais nomment le Mont Everest. Outre la connotation culturelle, ce nom a été choisi pour évoquer la montagne de nourriture que le client est sur de trouver dans son assiette !

 Le sagarmatha a réussi à faire sa clientèle tout d’abord au milieu de la communauté népalaise, puis auprès des  français amoureux du Népal. Ce n’est pas une clientèle de proximité mais plutôt des personnes ayant visité le Népal (ou s’apprêtant à le faire) qui se rendent ici afin d retrouver un peu de l’atmosphère et des saveurs tellement apprécié au long de leur voyage.

Plusieurs provinciaux et touristes étrangers n’hésitent pas à faire étape ici régulièrement.

 Beaucoup d’associations travaillant avec le Népal choisissent de célébrer leurs évènements au restaurant et Sukh nous précise que son restaurant est réservé pour des évènements particuliers entre trois et cinq fois par mois. Il est donc conseillé de vous y prendre à l’avance si vous souhaitez organiser quelque chose !

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 Il peut paraître un peu étrange pour un restaurant népalais qu’il ne consacre pas exclusivement sa cuisine aux plats népalais traditionnels, et pourtant la carte représente réellement les bases de l’alimentation des népalais. En effet, le Népal est un petit pays sous l’influence de ses deux frontières avec l’Inde et la Chine (et particulièrement le Tibet). La cuisine tibétaine et indienne est donc très présente au Népal. En ce sens, on peut sans aucun complexe attribuer au Sagarmatha le titre de restaurant népalais.

 Côté nourriture, et bien avant de vous jeter sur votre assiette, prenez le temps d’apprécier les relaxantes psalmodies tibétaines et le décor qui rassemble tous les éléments de la culture népalaise (couteaux kukhuri, thangka et drapeaux de prière, photos de paysages, masque et fenêtres ciselées en bois sombre, etc…), le tout coloré par un magnifique plafond en mosaïque.

Puis jeter votre dévolu sur le dal bhat népalais pour les plus ‘classiques’, valeurs sures du sagarmatha, ou découvrez les momos, ces délicieux petit raviolis tibétains fait à la main avec de la farine de blé et farci aux légumes ou aux bœufs. Les traditionnels plats indiens au four tandoori sont toujours présents sur la carte.

Plusieurs menus vous permettent (15 euros midi et soir, et 9 euros uniquement le midi) de vous régaler sans trop vous ruiner et en mélangeant les styles, il est ainsi possible pour les plus éclectiques de manger une entrée tibétaine, un plat népalais et de finir avec un dessert indien, en accompagnant le repas d’un magnifique Côtes du Rhône ‘Plein Soleil’.

 Vous pouvez tout aussi bien accompagner votre repas d’un lassi ou d’une bière indienne afin d’atténuer le feu des épices et pour les plus aventurier finir sur un verre de pan (liqueur indienne) ou une tasse de thé tibétain.

 Un seul regret : ce restaurant reste un peu excentré et le quartier n’est pas des plus animé, mais confidences pour confidences, Sukh nous a avoué commencé à prospecter pour trouver un emplacement plus central dans l’optique d’ouvrir un autre restaurant népalais !

© FRANCE NEPAL info

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2007-01-26
Strange things happens too many times to be just an occasion
Giom Geom

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