-  Mercredi 14 Avril 2021

Bataille électorale sanglante au Bangladesh

 -  Le Figaro

le 05 décembre 2006

La campagne pour les élections législatives, qui doivent se dérouler le 21 janvier prochain, a fait trois morts hier.

TROIS PERSONNES de plus ont trouvé la mort, hier, au Bangladesh, au nom de la démocratie. On dénombrait également une cinquantaine de blessés dans l'ensemble du pays. Depuis la fin octobre, les activistes des deux principaux partis en lice pour les élections législatives (fixées au 21 janvier 2007) se livrent une féroce bataille. Ceux du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) du gouvernement sortant, d'un côté ; ceux de la Ligue Awami (AL), entrée dans l'opposition en 2001, de l'autre. Plus de quarante personnes auraient péri au cours des cinq dernières semaines lors d'affrontements entre les deux formations rivales.

Dès dimanche, la Ligue avait par ailleurs lancé un nouveau blocus à durée indéterminée. Il tenait toujours, hier soir, malgré de timides tentatives de négociations, paralysant la vie économique du pays. « Le port de Chittagong est en grève quasi générale. Nous ne pouvons ni charger ni décharger les bateaux et, de toute façon, les camions ne peuvent pas circuler librement jusqu'à la capitale. Cela pourrait devenir un vrai problème pour l'industrie du vêtement, qui est l'une des principales ressources du pays », confie S.M. Fazul Hoque, président de l'Association de l'industrie de l'habillement, responsable des exportations à Dacca.

Faux électeurs
Plusieurs milliers de protestataires de la Ligue ont continué de défiler, hier, dans les rues de la capitale bangladaise. « Nous sommes résolus à maintenir des piquets de grève à Dacca pour la couper du reste du pays », confiait dès dimanche à l'AFP Ashim Kumar Ukil, un militant de l'Awami.

La Ligue proteste contre la décision du président Iajuddin Ahmed de ne pas abandonner son poste à la tête du gouvernement intérimaire. Elle l'accuse depuis le début d'être à la solde du gouvernement sortant, dirigé par le BNP. Pour les mêmes raisons, l'opposition récuse également la commission électorale nommée pour préparer le scrutin. Surtout, la Ligue Awami exige la révision des listes, sur lesquelles plus de 12 millions de faux électeurs seraient inscrits. 

Le mandat de cinq ans du gouvernement emmené par Khaleda Zia a pris fin le 27 octobre dernier. Aux termes de la Constitution, elle avait alors dû laisser le pouvoir à un gouvernement provisoire chargé d'organiser les élections législatives. « Nous voulons que la paix continue d'être assurée dans ce pays, en particulier avant les prochaines élections. Sauvegardez la paix ! », avait lancé la première ministre sortante avant de rendre les clés du gouvernement. Au lendemain de cet appel, le Bangladesh avait enregistré plus d'une vingtaine de morts et une centaine de blessés.

Source: Le Figaro
envoyée spéciale à Dacca M.-F. C.. le 05 décembre 2006


© FRANCE NEPAL info

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