-  Mardi 04 Août 2020

Quatre Vietnamiens prêts à conquérir l'Everest

 -  Minh Quang

Hanoi, 18 avril 2008 -- À la conquête du toit du monde ! Quatre Vietnamiens sont partis début avril pour le Népal, où se trouve le point culminant du globe - le mont Everest et ses 8.846 m, bien décidés à y planter le drapeau national.

Situé dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière du Népal et du Tibet (Chine), le mont Everest est conquis pour la première fois en 1953 par le Néo-Zélandais Edmund Hillary et le sherpa Tenzing Norgay. Depuis leur exploit, l'Everest a accueilli entre 2.000 et 3.000 ascensions mais s'est aussi révélé fatal à 210 alpinistes (décédés entre 1922 et 2007). Ne grimpe impunément sur le toit du monde qui veut ! Le danger y est présent à chaque moment et les risques de plus en plus grands à mesure que l'altitude monte. Mais ce mont ensorcelle, hypnotise, fait rêver. Alpinistes chevronnés, téméraires aventuriers ou explorateurs dans l'âme, tous fantasment à l'idée d'un jour le dompter.

Les Vietnamiens décident de hisser leur drapeau tout là haut. En octobre 2007, 1.200 personnes à Hanoi et 1.000 à Hô Chi Minh-Ville passaient de dures épreuves en espérant finir dans les 12 premiers pour suivre une formation spéciale en alpinisme. Les tests portaient aussi bien sur l'endurance physique que sur la volonté et l'esprit d'équipe. Il faut avant tout des guerriers, des hommes qui ne lâcheront pas quelque soit l'effort, prêts à aller jusqu'au bout.

Les 12 premiers sélectionnés commencent leur entraînement par le mont Fansipan (Vietnam), le plus haut sommet d'Indochine à 3.143 m d'altitude. Ils ne sont plus que 8 à Kinabalu - point culminant de Bornéo (Sabah) et de l'Insulinde (4.175 m), puis 6 pour le légendaire Kilimandjaro (ou Pic Uhuru) surplombant l'Afrique (5.895 m en Tanzanie), et 5 à Island Peak, dans la chaîne de l'Himalaya (plus de 6.160 m). Ils sont finalement 4, Nguyên Mâu Linh, Lê Bá Công, Bùi Van Ngoi et Phan Thanh Nhiên, pour l'Everest.

Né en 1977 à Hanoi, Linh est un boxeur qui a remporté des prix dans des compétitions de la ville. Lors de l'escalade d'Island Peak, son visage transfiguré a été en partie brûlé par le froid glacial. Công est le seul parmi les 4 à être marié. Ancien footballeur de la province de Gia Lai (hauts plateaux du Centre), il a laissé sa femme s'occuper de la maison pour se consacrer corps et âme à son rêve. Quant à Ngoi et Nhiên, 2 étudiants en 3e et 4e années de l'Université d'éducation physique et de sports, ils sont les benjamins de l'expédition vietnamienne. Ce qui était au début qu'un moyen de gagner de l'argent (environ 100 millions de dôngs pour chacun s'ils rejoignent le sommet du mont Everest) s'est transformé depuis en une fierté nationale. "Sincèrement, je me suis inscrit à ce programme d'alpinisme dans le but d'obtenir un certain prix pour m'acquitter de mes dettes relatives aux frais d'études et de pension depuis un an. Mais aujourd'hui, j'ai l'envie furieuse d'accomplir ce rêve pour notre Patrie", avoue en toute franchise Nhiên. À tel point que les 2 garçons ont décidé de suspendre leurs études universitaires pendant un an. "Chaque fois que je vois le drapeau national planté au sommet d'un pays, la fierté d'être Vietnamien s'empare de mon corps. Que je serai heureux de le voir flotter sur le toit du monde", confie Ngoi.

Selon Khoo Swee Chiow, un aventurier professionnel singapourien qui était le premier Sud-Est Asiatique à avoir conquis l'Everest à 2 reprises (en 1998 et 2006), le mal aigu des montagnes est la pire des difficultés. Il ne faudra toutefois pas négliger des moments de grands dangers : la cascade de glace du Khumbu, les camps 1, 2, 3, 4, la "zone de la mort" (en raison de l'altitude, les fonctions organiques se détériorent inexorablement et le temps passé dans cette zone doit être réduit au minimum), le balcon à 8.400 m, et la dernière difficulté : le Ressaut Hillary, un mur de roche de 12 m à 8.760 m d'altitude. À partir de là, l'ascension jusqu'au sommet, relativement aisée, traverse des pentes douces mais particulièrement exposées. Les grimpeurs devront également traverser un passage rocheux où s'entremêlent de vieilles cordes fixes et qui peut devenir un calvaire en cas de mauvais temps.

En général, les alpinistes passent moins d'une demi-heure à contempler le monde, car ils doivent être au camp 4 avant la nuit. Ils doivent aussi faire attention à la météo qui se dégrade souvent dans l'après-midi, ainsi qu'à leurs réserves d'oxygène. - CVN

Source: - © Le Courrier du Vietnam - http://lecourrier.vnagency.com.vn
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