-  Mercredi 24 Juillet 2019

La fin annoncée de la monarchie au Népal

 -  AFP

KATMANDOU, 24 avril 2008 - Le chef des maoïstes du Népal a promis jeudi que le roi serait rapidement contraint à abdiquer, après l'annonce du triomphe des anciens rebelles aux élections du 10 avril qui devrait conduire à la transformation de la monarchie en République.

"La première réunion de l'assemblée constituante mettra un terme à la monarchie et il n'y aura aucun compromis là-dessus", a déclaré à la presse Prachanda, dit "le redoutable", après une réunion avec des ambassadeurs et des responsables des Nations unies.

Les ex-guérilleros ont largement remporté les élections du 10 avril, selon les résultats complets du scrutin communiqués jeudi par un responsable de la commission électorale.

"Nous avons terminé mercredi soir le dépouillement à l'échelle nationale (...) et les maoïstes arrivent largement en tête", a déclaré à l'AFP Matrika Shrestha.

Les anciens insurgés ont remporté 217 sièges, soit plus du tiers de l'assemblée chargée de rédiger une nouvelle Constitution et de transformer la seule monarchie hindouiste du monde en République.

La disparition de la monarchie, vieille de 239 ans, fait déjà l'objet d'un accord de principe scellé en décembre entre les sept partis népalais et les anciens rebelles, qui gouvernent tous ensemble depuis avril 2007.

Les maoïstes qui se sont battus dans la jungle de février 1996 jusqu'à l'accord de paix du 21 novembre 2006 pour renverser le trône sont dorénavant en position de force grâce à leur victoire dans les urnes.

Leurs rivaux du parti du Congrès népalais n'ont décroché que 107 sièges.

L'assemblée constituante comptera au total 601 députés désignés à l'issue d'un mode de scrutin complexe mêlant systèmes proportionnel et majoritaire.

Sur les 240 élus au scrutin majoritaire, 120 sont maoïstes. Ils représentent aussi 30% des 335 sièges alloués à la proportionnelle, soit 97 parlementaires. Vingt-six autres députés seront enfin désignés par le gouvernement intérimaire.

Les ex-guérilleros d'extrême gauche disposent donc d'une majorité simple mais pas absolue, ce qui les obligera à composer avec le Congrès népalais et le parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié.

Les maoïstes, toujours considérés par les Etats-Unis comme des "terroristes", cherchent d'ailleurs à former un nouveau gouvernement de coalition. "Nous conduirons le gouvernement, il n'y a aucun doute là-dessus, mais nous voulons que les autres partis y participent", avait déclaré mercredi M. Sharma.

Le 10 avril, 60% des 17,6 millions d'électeurs népalais avaient élu cette assemblée constituante censée forcer le roi Gyanendra à abdiquer et surtout consolider la paix dans ce royaume enclavé entre l'Inde et la Chine.

Mais malgré le triomphe des maoïstes et leurs appels pressants à ce que le monarque s'en aille, ce dernier a fait savoir cette semaine qu'il refuserait de partir en exil.

 

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