-  Mardi 10 Décembre 2019

Le Népal a aboli la monarchie et proclamé la république

 -  AFP

KATMANDOU, 28 mai 2008 — L'assemblée constituante du Népal, issue des élections du 10 avril remportées par les ex-rebelles maoïstes, a aboli mercredi la seule monarchie hindouiste au monde et a proclamé la république.

"La proposition d'instaurer une république a été adoptée à la majorité", a déclaré un haut responsable de l'assemblée de 601 membres, Kul Bahadur Gurung.

Il a précisé que 560 membres de l'Assemblée constituante avaient voté pour et seulement quatre contre.

Les maoïstes, ardents défenseurs d'un régime républicain, qui ont mené une lutte armée pendant dix ans pour obtenir le départ du roi Gyanendra et la création d'une république, avaient été les grands vainqueurs des législatives en avril remportant plus du tiers des 601 sièges.

La session de l'Assemblée constituante était le point d'orgue de l'accord de paix signé en 2006 entre les principaux partis politiques et les maoïstes qui avait mis un terme à une guerre civile ayant fait au moins 13.000 morts.

Le roi Gyanendra aura 15 jours pour quitter son palais qui sera ensuite transformé en musée, a-t-on appris de source officielle>.

Le texte voté par l'assemblée constituante stipule que le Népal devient "un état indépendant, indivisible, souverain, laïc et une république démocratique".

"Tous les privilèges accordés par le roi et la famille royale cessent d'être valides à partir d'aujourd'hui", selon le texte qui précise que le 29 mai est proclamé "jour de la République".

La sécurité avait été renforcée mercredi à Katmandou, après une série d'attentats à la bombe et des milliers de policiers avaient été déployés autour du complexe où la Constituante devait sièger.

Peu avant que ne débute la session de l'Assemblée, deux petites bombes ont explosé dans la capitale népalaise, blessant une personne, selon la police.

Mardi, deux personnes, dont un enfant, avaient été blessées par l'explosion d'un engin de fabrication artisanale dans un parc de Katmandou, selon la police. Trois autres attentats s'étaient produits lundi soir sans faire de victimes, dont deux revendiqués par un groupe nationaliste hindou inconnu, le G.F.P. Ramdir Sena, et l'un devant le domicile d'une personnalité favorable à la république.

Mercredi matin, dans les rues de Katmandou, plusieurs milliers de personnes s'étaient réunies, scandant différents slogans, notamment "Gyanendra le voleur, quitte le pays".

Considéré par ses partisans comme l'incarnation du dieu hindou Vishnou, Gyanendra était monté sur le trône en 2001 après l'assassinat spectaculaire et mystérieux de neuf membres de la famille royale par le prince héritier, apparemment ivre et drogué, qui s'était ensuite suicidé.

L'impopularité de Gyanendra avait atteint son paroxysme lorsqu'il avait renvoyé le gouvernement et s'était octroyé les pleins pouvoirs en février 2005.

Ce coup de force avait poussé les principaux partis politiques à s'allier avec leurs ennemis de toujours, les rebelles maoïstes, et à conclure un accord de paix en 2006, mettant fin à une guerre civile qui a fait plus de 13.000 morts.


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