-  Mardi 10 Décembre 2019

La 1e conférence des nations de l'Himalaya sur le climat appelle à l'aide

 -  AFP

KATMANDOU, 1 septembre 2009 - La première conférence des nations de l'Himalaya sur le climat, organisée à Katmandou, s'est conclue mardi sur un appel à l'aide internationale face aux défis que représentent la fonte des glaciers et les risques d'inondations en Asie du Sud.

Cette région est "un des points chauds du changement climatique, qui influence la vie de la moitié de la population mondiale", souligne une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de discussions.

"Le changement climatique dans cette région affectera les peuples et les écosystèmes de la montagne jusqu'à la mer", avertissent les délégations présentes à la conférence, avant d'appeler les nations riches à apporter une aide financière aux pays pauvres de la région pour s'adapter aux conditions climatique changeantes.

Des responsables environnementaux de toute la région participaient à cette rencontre destinée à mettre en évidence les problèmes climatiques régionaux avant la Conférence de Copenhague en décembre, qui vise à conclure un accord global sur le climat post-2012.

Mais peu des pays représentés à Katmandou (Afghanistan, Bangladesh, Inde, Maldives, Népal, Pakistan et Sri Lanka) l'étaient à un niveau ministériel.

Ce qui a fait dire au ministre maldive de l'Environnement, Mohamed Aslam, qu'il n'y avait "pas grand-chose" dans la déclaration finale. "Je ne pense pas que les bonnes personnes aient été ici", a-t-il déclaré à la presse.

Mais "c'est un bon début et cela montre qu'elles (les nations de l'Himalaya) ont maintenant pris conscience qu'elles ne peuvent plus ignorer le problème" du changement climatique, a noté le ministre dont le pays, archipel de l'océan Indien, est particulièrement concerné par une éventuelle montée des eaux.

Le député népalais et militant écologiste Sunil Pant a lui aussi exprimé sa déception. Il n'y a "rien de significatif à emporter à Copenhague", a-t-il dit. A Katmandou, on a "juste esquissé les possibilités des pays d'Asie du Sud de travailler ensemble. Mais les bonnes personnes n'étaient pas là et il y a eu des positions conflictuelles", a-t-il noté.

Par exemple l'Inde, géant de la région représenté par un haut fonctionnaire, a déjà fait savoir qu'elle s'opposait à des restrictions contraignantes de ses émissions de gaz à effet de serre.

L'Himalaya, considérée par les experts comme le "3e pôle", représente avec les pôles nord et sud le principal contributeur possible à la hausse du niveau de la mer en raison de la fonte des glaciers.

Ces glaciers s'étendent sur 2.400 km à travers le Pakistan, l'Inde, la Chine, le Népal et le Bhoutan et alimentent sept des plus grands fleuves d'Asie, dont le Gange, le Brahmapoutre, l'Indus, le Mekong et le Yangtze. Environ 1,3 milliard de personnes dépendent de l'eau descendant du massif montagneux.

Mais la fonte des glaciers atteint une vitesse alarmante, selon les experts, et elle menace les régions en aval d'inondations et de sécheresses graves en alternance.

"L'Himalaya est la source des sept plus grands fleuves d'Asie et fournit de l'eau à 40% de sa population", a expliqué Mohan Munasinghe, vice-président du Groupe d'experts sur le climat (Giec).

Les gouvernements d'Asie du Sud doivent donc coopérer pour s'attaquer aux probèmes d'inondations et de gestion de l'eau, a-t-il souligné.


Source:  AFP - www.afp.fr
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