-  Lundi 26 Août 2019

L’année 2005, une année noire pour les journalistes...

L'année 2005 a été une année noire et la plus meurtrière, depuis 1995, pour les journalistes, selon le rapport annuel de l'organisation «Reporters sans frontières».

«Reporters sans frontières» a indiqué qu'au cours des douze mois écoulés, 63 journalistes ont été tués dans le monde; ils étaient 53 en 2004 et 64 en 1995. Cinq collaborateurs des médias ont, en outre, perdu la vie en 2005, tous en Irak. Les violences persistantes dans l'ancienne Mésopotamie expliquent en grande partie l'hécatombe des journalistes l'année dernière : 24 journalistes y ont encore été tués. Depuis le début de la guerre en mars 2003, ce sont 76 journalistes et collaborateurs des médias qui ont péri en Irak, soit, note «Reporters sans frontières», davantage que pendant toute la guerre du Vietnam, entre 1955 et 1975.

Les attentats terroristes et les attaques de la rébellion sont les principales causes de ces morts mais trois journalistes et collaborateurs des médias sont aussi décédés sous le feu des soldats américains. Hors l'Irak, un pays se singularise par un bilan plus macabre que celui des vingt autres Etats qui enregistrent la mort d'un ou de deux journalistes en 2005 : ce sont les Philippines où sept reporters ont été tués. RSF attribue cette situation non à des groupes armés mais à des «hommes politiques, businessmen ou à des trafiquants prêts à tout pour faire taire les journalistes qui enquêtent sur leurs pratiques illégales».

Parmi les douze pays où deux journalistes sont décédés en raison de leurs activités l'année dernière, figurent sept Etats asiatiques (Afghanistan, Azerbaïdjan, Bangladesh, Liban, Népal, Pakistan, Sri Lanka), deux Américains, (Haïti, Mexique), deux Africains (Congo-Kinshasa, Somalie) et la Russie. Les huit pays où un journaliste a été tué sont le Belarus, le Brésil, la Colombie, l'Equateur, le Kazakhstan, la Serbie (mais en fait le Kosovo), la Libye, le Sierra Leone. Déjà épinglés, le Bangladesh et le Népal s'illustrent pour le nombre d'agressions qui y ont été enregistrés contre les journalistes au cours des douze mois écoulés.

Dans le monde, «Reporters sans frontières» a constaté une forte augmentation des délits de ce type : 1 308 en 2005 contre 1 146 l'année précédente. Et dans les deux pays asiatiques précités, l'organisation observe que «les agressions sont quasi quotidiennes et viennent de toutes parts, des agents des forces de l'ordre, des militants de certains partis politiques proches du pouvoir ou de l'opposition, des membres de groupes armés...». La Chine y contribue aussi largement grâce, note RSF, aux équipements fournis par l'entreprise française Thalès pour affiner les systèmes de brouillage radio. La Chine est également en tête du classement du nombre de journalistes emprisonnés au 1er janvier 2006 (32 journalistes) devant Cuba (24), l'Ethiopie (13) et l'Erythrée (13). Enfin, le journalisme demeure l'un des plus durs métiers à risque, surtout dans les pays du Tiers monde.

L’article Publié aussi sur : Le quotidien Algérien d'Information "La nouvelle république",
le 10 jancier 2006.





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