-  Mercredi 23 September 2020

La protection des rhinocéros au Népal

24 février 2012
La protection de toutes les espèces animales est une exigence dans la sauvegarde de la biodiversité. Le Népal est un pays où vivent diverses catégories de rhinocéros. Dans cet état asiatique, on trouve le plus gros de ces animaux sur le continent, à savoir le rhinocéros de l'Asie du sud encore appelé « Unicornis ». La corne de cet animal est prisée pour sa valeur marchande et, selon des croyances chinoises, pour ses pouvoirs thérapeutiques. Ces raisons sont suffisantes pour que les rhinocéros du Népal soient traqués inlassablement par les braconniers. Selon des chiffres officiels, la population de rhinocéros au Népal est passée de 544 à 372 en une période de 5 ans, soit de 2000 à 2005. Malheureusement, ce chiffre n’arrêtait pas de dégringoler surtout avec l’activité insurrectionnelle des maoïstes qui obligea les forces népalaises à baisser la garde des parcs animaliers au profit d’autres tâches de sécurisation. Toutefois, pour lutter contre la baisse drastique du nombre des rhinocéros dans le pays, les pouvoirs publics mènent désormais des actions ciblées dont les résultats sont probants si on en croît les statistiques. Par ailleurs, la nécessité de protéger les rhinocéros à fait naître d’ingénieuses idées au sein de certains organismes népalais.

Les cultures alternatives pour la protection des rhinocéros


Au Népal, les activités agricoles concernent principalement la production de lentilles et de blé. On trouve ainsi plusieurs plantations de ce genre dans les zones forestières. Cependant, les rhinocéros aiment se nourrir de ce genre de produits de consommation. Ils sont donc attirés par les champs de blé et de lentilles et n’hésitent pas à dévorer les plantations qu’ils visitent. Cette situation a engendré le courroux des agriculteurs qui ont alors entrepris d’abattre systématiquement les rhinocéros se hasardant dans leurs exploitations. Par ailleurs, les braconniers endurcis ont profité de cette situation pour mettre en œuvre des plantations-pièges afin d’attirer malicieusement leurs proies. Face à cela, des organisations népalaises ont décidé de mener des campagnes de sensibilisation au sein de la population en vue de la culture de plantes aromatiques telle que la menthe par exemple qui n’attirent pas les rhinocéros mais dont les revenus sont tout de même conséquents. L’appel a été entendu par plusieurs agriculteurs qui ont même constaté que la culture aromatique était en effet fort rentable. Ces productions alternatives ont donc contribué à réduire l’élimination des rhinocéros et ont permis de mieux se concentrer sur la lutte du braconnage en tant que tel.

Les mesures arrêtées au Népal pour contrer les braconniers

Selon les autorités népalaises, l’interdiction de la commercialisation de la corne de rhinocéros dans le pays est le point de départ d’une bonne lutte contre le braconnage. Ainsi au Népal, toute personne détentrice de cet attribut de l’animal est passible de poursuites judiciaires. En outre, il y a eu un durcissement de la loi. En effet, il a été décidé que le braconnier, une fois arrêté, risquait 15 ans d’emprisonnement ferme. L’importation de cornes provenant de certains pays africains tels que le Zimbabwe et l’Afrique du Sud a même été interdite. De plus, le Népal a décidé de signer des accords de coopération avec les autorités de certains pays où l’activité du braconnage serait aussi élevée. Même les parties politiques du pays ont été associées à cette campagne nationale de lutte contre le braconnage par des demandes de sensibilisation auprès de leurs sympathisants. Des brigades mobiles ont été installées dans les zones forestières où gambadent fréquemment les rhinocéros. Aussi, on retrouve les agents de ces brigades équipés de jumelles et d’appareils photos sillonnant les environs des parcs nationaux, souvent sur le dos d’éléphants bien entraînés pour cette tâche.

Les retombées positives des mesures contre le braconnage

Il faut reconnaître que la protection des rhinocéros a été facilitée par l’arrêt de la belligérance des maoïstes, consacrant ainsi un retour définitif de la paix au Népal. Les forces de sécurité affiliées à la protection des parcs animaliers ont désormais la possibilité de se concentrer exclusivement sur leurs tâches premières. Tous les postes de contrôle de nouveau installés, les braconniers sont mis régulièrement en difficulté et hors d’état de nuire. Dernièrement au Népal, on a assisté à plusieurs arrestations de personnes accusées de se livrer à de tels actes. Avec donc la conjugaison de ces mesures strictes de sécurité et la mise en place des campagnes de sensibilisation sur les cultures alternatives, les résultats ne se sont pas faits attendre. Alors que le nombre de rhinocéros indiens n’était que de 100 au Népal, aujourd’hui on en compte près de 2500 en tenant compte de ceux vivant en Inde. En consacrant toutes leurs forces à la lutte contre le braconnage, on peut clairement affirmer qu’au Népal, on mesure comme il se doit l’importance de la préservation de la biodiversité.

Source: © www.ecologie.tv



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